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Mardi 29 mars 2005

Interview des fous furieux suisses de LOST SPHERE PROJECT!! Des ptits gens sympas qui aiment bien la bière. Groupe de scène par excellence, il faut le voir pour le croire. Du bon chaos pour tes oreilles comme on dit! With love.

 

D’abord est-ce que vous pouvez me présenter le groupe ? Qui fait quoi ? D’où vous venez ? Qui, quand, comment, votre parcours… vos motivations. Et pourquoi vous faites ça les gars ???

 

Mathieu : Alors on est donc LOST SPHERE PROJECT, nous sommes quatre dans le groupe, Diogo qui gratte, Bruno qui basse, Bastien qui blast et moi, Mathieu, qui braille. On est de Genève, en Suisse (ou bien !) et nous existons, sous cette forme, depuis environs deux ans. Le groupe s’est formé courant 2001, mais il y avait un autre chanteur avant. Comme il n’était pas super sérieux ils m’ont proposé de rejoindre le groupe, ce que j’ai fait en février 2003. Depuis, nous avons fait pas mal de concerts, une bonne cinquantaine, principalement en Suisse, en suisse-romande comme en suisse-allemande, ainsi que cinq dates en France. Nous avons sorti en juillet de l’année passée (2004) un premier ep 6 titres nommé « Prelude », qui a été produit par PTR et qui nous a permis de trouver pas mal de dates en dehors de Genève. Depuis on boit plein de bières et on rigole bien…

 

J’ai vu que vous étiez en tournée il n’y a pas très longtemps… D’ailleurs je vous ai vus à l’Usine (à Genève, chez vous) en première partie de Breather Resist, et je dois dire que vous avez tout couché ce soir là ! Comment s’est passée cette tournée ? Des grosses péripéties ? L’aventure ? Des tensions ? Est-ce que c’était hard à préparer ou bien est-ce que vous avez un « manager » pour tout ça ?

 

Mathieu : Ben merci pour le couchage, c’est vrai que cette date au Kab fût particulièrement bonne (ah tu es bonne !!!)… Dans l’ensemble ça c’est assez bien passé, hors mis le fait que le quatrième soir, à Saint-Gall, on a perdu notre bassiste dans des circonstances assez étranges : en effet, en sortant pour aller pisser, le malheureux à chût sur une plaquette (c’est une petite plaque) de verglas devant la salle (en fait, le local de répète du premier groupe de la soirée, Moments of Despair)… Conséquence directe, une bonne entaille dans la paume de la main et un tesson de verre dans le coude… Bonheur quoi. Après un raffistolement à l’hôpital du coin, points de suture et compagnie, il dû, à contre cœur, retourner sur Genève afin de préparer sa convalescence (rires) ! Nous avons donc continué le délire à trois, comme les blues-brothers (rires), sauf qu’eux ils étaient deux !... Pas de tensions particulières, plein de rencontres formidables (Wreckless Conduct, Moments of Despair, Breather Resist, Ed et son clignotant, Rookie Rock Radio) et plein de gens sympas.

 

Bruno : Boire bière quoi… Pour l’organisation du tour, comme depuis nos débuts en faite, on se manage tout seuls. Certaines personnes montrent quand même de l’intérêt pour nous et nous bookent volontiers des shows par chez eux. On pense à Rebecca de Zürich, Dimitri à Bâle, Guy et l’équipe des Ardennes (on y croit.), Alex de l'Usine, Chris, Etienne et toute la compagnie en faite, t’as qu’à lire le tour report… (rires). Spécial dédicace d’ailleurs à Christian des Alien-8 pour nous avoir supporté sur la route pendant tout ce temps, parce que ça devait franchement pas être évident (cent dix neuf kilomètres à pied, ça use, ça use, cent dix neuf kilomètres à pied, ça use sous les pieds…)… Bref, c’était quand même pas évident à mettre tout ça en place mais bon, on se plaint pas.

 

Je vous avais vus à Charleville aussi quelques jours avant l’Usine, et je voulais savoir aussi si vous preniez des trucs avant de jouer ? C’est l’hystérie totale lorsque vous montez sur scène ? Est-ce qu’il vous est arrivé des accidents ? Vous foncez sur le gens, vous vous jetez des scènes, votre chanteur joue à Matrix à chaque concert. Il doit bien arriver des trucs des fois non ??

 

Mathieu : Oui alors nous sommes totalement toxicos. Mon truc à moi c’est le speed, pratique car pas cher, pas de descente désagréable et une super patate pendant deux heures.

 

Bruno : Moi c’est plutôt space-cake. Pour une montée lente mais efficace… Question redescente, je préfère ne pas en parler…

 

Mathieu : Non, plus sérieusement, à part la bière on prend rien de spécial avant un concert, peut être un joint ou deux mais sans plus.

 

Diogo : Voire trois ou quatre en fait… (rires)

 

Mathieu : L’adrénaline monte toute seule une fois le show commencé et c’est tout ce qui nous file la pêche. Sinon il nous est en effet arrivé quelques petits incidents lors de nos concerts, genre j’ai déjà bouffé du manche de basse deux fois, dont une assez brutale vu l’hématome que je me payais au coin de l’œil… A part moi, le petit Bruno à bien du coucher cinq ou six personnes. La plus belle fût à Grandson au festival de la Beuse (Yverdon)… On ne l’a su que plus tard mais le mec chiait sur le festival, comme quoi il n’y avait que du punk, que ça ne bougeait pas et qu’il se faisait chier. Après s’être ramassé le pain, il était tout calme paraît-il… (rires) Il a aussi ouvert la main d’une miss (trois points de suture) lors de notre précédent concert à l’Usine.

 

Bruno : Toutes mes condoléances... C’est vrai que le tableau de chasse est déjà bien rempli, on a fêté le 11ème au Ned à Montreux ! Depuis, je sais pas trop ce qu’il m’arrive, j’ai de la peine à viser, je crois, ça fait depuis octobre que j’ai chopé personne… (rires) Non sérieusement on fait pas exprès d’assommer les gens qui viennent nous voir. Je tiens d’ailleurs encore à m’excuser auprès de ceux que je n’ai pas eu l’occasion de recroiser et ceux que j'ai revus depuis et avec qui j'ai discuté…

 

Bastien : Le pire c’est quand même quand le bassiste se fracasse la gueule tout seul…

 

Il va peut-être falloir penser à voir un exorciste les gars… Au vu de tous les concerts que vous avez fait ces dernières années, la scène a l’air d’être quelque chose de plutôt important à vos yeux. Est-ce que je me trompe ? Ça vous apporte quoi de grinder comme ça en live ?

 

Mathieu : Il est clair que l’étape de la scène est la plus importante à nos yeux. Partager une émotion vivante est l’essence même de la musique, je pense qu’elle est faite pour être jouée live, c’est là que le côté sincère du truc ressort vraiment. En live il n’y a pas d’artifices, pas d’arrangements, et encore moins de moyens de camouflage. Perso, cela m’apporte un calme nécessaire à la vie de tout les jours, c’est un exutoire énorme, une manière de canaliser et d’évacuer toutes les énergies, quelles soient positives ou négatives… Je ne pense pas qu’on serait aussi calmes que ça dans la vie si nous n’avions pas le groupe.

 

Bastien : Bien dit.

 

Votre musique est quand même assez complexe, ça fait du bien de voir des groupes qui font autre chose que de la moshpart. Vous faites pas dans le bouge-têtes quoi. C’est pas accessible au dernier des cons ; est-ce que vous sentez que ça déroute les gens ?

 

Mathieu : C’est sûr ! Mais c’est ça qui est bon ! Personnellement je suis content d’être dans un groupe qui propose quelque chose de sensiblement différent par rapport aux autres groupes de la scène métal/hardcore. Faire bouger des têtes c’est cool, mais si tu parviens à ce résultat en ressassant une recette utilisée depuis des lustres et par tout le monde c’est chiant… Cela dit, plein de groupes se complaisent dans cette démarche et je ne les dénigre pas, c’est juste pas du tout notre délire.

 

Bastien : Je pense qu’une moshpart, utilisée à bon escient, une fois de temps à autre, peut très bien passer.

 

Bruno : Perso je m’en fous, tant que ça blast.

 

Diogo : Sauf que les moshpart ça blast pas… ça wind-mile.

 

Bastien et Mathieu : Oui chérie… (rires)

 

Bruno : Bref, c’est certain que ça déroute les gens. Mais il faut dire qu’on se soucie pas vraiment de ce que les gens pensent. Et du moment que t’acceptes que le plus important dans la vie c’est l’amour, bah tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. (rires en solo)

 

Ok, alors vive l’amour. Est-ce que vous avez des échos ou bien tout le monde s’en branle de ce que vous faites, tout le monde vous déteste ou bien ça va ?

 

Mathieu : Ben au début il est vrai que plein de gens nous chiaient dessus, surtout à Genève, par derrière évidemment. Ils se demandaient pour qui on se prenait à nous jeter par terre, à foncer sur le public, ils disaient qu’on ne savait pas jouer, que c’était le bordel le plus total (euhh ce qui est le cas selon moi…) et, surtout, qu’on se la jouait… Que des remarques super constructives en somme… On s’en est toujours branlé de ce que pensaient les autres, on fait notre truc et c’est tout. Si les gens adhèrent c’est cool, autrement on s’en branle. Il faut dire quand même que l’on commence à avoir un public, qu’on revoit plein de gens de concerts en concerts, et ça c’est cool !

 

Bastien : Etrangement, une partie des gens qui nous crachaient dessus avant nous supportent maintenant qu’on « win ».

 

Diogo : De toute façon on s’en fout, ceux qui suivent, ils suivent, ceux qui suivent pas tant pis pour eux.

 

Concernant la scène genevoise, ça a pas l’air très réveillé par chez vous… Il y a pourtant pas mal de groupes de qualité non ? Vous en pensez quoi ? J’ai vu pas mal de concerts par chez vous, et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Personne se bouge aux concerts ou est-ce que c’est une illusion ?

 

Bastien : Joker ! (rires)

 

Diogo : La scène hardcore est moins présente qu’avant. Par contre il y a une nouvelle scène qui apparaît, genre death metal.

 

Bruno : C’est vrai qu’il y a une chié de soirées, concerts et compagnie par chez nous, mais malheureusement beaucoup de gens ne se bougent pas lorsqu’ils ne connaissent pas les groupes qui passent. Beaucoup de personnes se complaisent dans leur style et ne prennent pas la peine de se bouger, c'est dommage et à long terme il y aura de moins en moins de soirées. Pourtant beaucoup d'assos se créent et se démènent pour organiser des concerts sympas mais si les gens se bougent pas c'est évident qu'elles courent à leur perte. On peut pas éternellement bouger son cul pour faire monter des groupes si les finances ne suivent pas. Il faut un minimum d'argent pour tourner et on peut pas éternellement tout mettre de notre poche, on est pas tous milliardaires!

 

Diogo : On ne prend plus le temps de découvrir des nouvelles sonorités, c'est clair. Mais il y a quand même certains gens qui prennent la peine de se bouger, et ça c'est cool.

 

Autre question, est-ce que la scène squat fonctionne encore en Suisse ? Comment réagissent les politiques par rapport à ça ?

 

Mathieu : Du point de vue politique je ne peux pas te répondre car c’est un sujet auquel je ne m’intéresse pas vraiment. Maintenant je sais quand même que la belle époque de tolérance est passée, plein de squats sont évacués pour des raisons futiles, histoire de calmer l’opinion publique… Par contre du point de vue « esprit », la scène alternative est plus vivante que jamais, surtout en suisse-allemande. Lors du tour, nous avons joué au Kuzeb, un squat à Bremgarten, où l’organisation interne est hallucinante. En plus de la salle de concert, il y a un resto, une salle de cinéma et même un skate-park indoor, un truc terrible, monté par les squatters eux-mêmes ! Les squatters se sortent réellement les pouces du cul pour faire avancer leur cause et je trouve ça vraiment bien. De plus, cela permet à des groupes comme le nôtre de jouer assez souvent et presque partout…

 

Et vous en êtes où question projets ? Est-ce qu’il y aura un après «Prelude» ? Un album, des compiles, des collaborations ? Une nouvelle tournée en préparation ? Est-ce que vous avez un plan pour conquérir le monde ?

 

Mathieu : Alors au jour d’aujourd’hui, l’enregistrement de notre nouvel album est quasiment terminé. Il nous reste à le mixer et le masteriser, je pense qu’on va faire ça courant mars/avril. Il s’intitule « Paradoxal Dreams », il contient quinze titres, huit titres de hard et sept interludes éléctro/bruitistes fort sympathiques selon moi… On espère trouver un ou plusieurs labels qui voudraient le publier, et de ce fait le sortir assez vite pour éviter le plan du « Prelude » qui à été enregistré mi-2003 et qui est sorti officiellement un an plus tard, ce qui est beaucoup trop long… Si on ne trouve rien on le sortira en autoproduction. Sinon on bosse sur un projet de split avec nos amis gaulois de Ed Warner’s Cage, pour l’instant ce n’en est qu’au stade de la discussion mais j’espère qu’il sortira encore en 2005. On devrait y mettre deux titres chacun, plus une reprise de l’autre groupe. De plus, nous projetons de repartir sur la route en automne avec les collègues de Mumakil, on voudrait faire ça sur deux semaines et étendre le truc à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et, pourquoi pas, l’Europe de l’Est. Comme tu le vois, on ne chôme pas !

 

Diogo et Bruno : Boire bière quoi ! Voilà notre plan pour conquérir le monde. (rires)

 

Carrément ! Merci les gars pour les réponses. Le mot d’la fin est pour vous, lâchez tout !

 

Mathieu : Ben merci à toi pour l’intérêt que tu portes à notre orchestre, ça fait plaisir, d’autant plus que c’est assez rare, donc ça fait encore plus plaisir… N’oubliez pas que l’important dans la vie c’est l’amour, la bière et le rock’n’roll !!!

 

Bruno : Merci au verglas et vive la bière et les Ardennes et le train tout seul ça le fait à mort. Bisous au Yperitt, bonne suite à toi et vive l’amour.

 

Diogo : Bruno sucks, vive le verglas et les concerts à trois. Et merci à toi pour ton interview.

 

Bastien : Merci à Christian. Et je suis content.

 

Tous ensemble : Ardennes j’y crois.

 

LOST SPHERE PROJECT sur le web : www.rootscore.org/lsp . Pour les dernières news sur les projets du groupe, et plein de photos live qui vous feront comprendre pourquoi!

Par Yperitt zine - Publié dans : Interviews
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Mardi 29 mars 2005

ED WARNER’S CAGE / ROOKIE ROCK RADIO « split » / ESB Records, LOF Records, 213 Records,  Rabid Records, Jason R., 2004

 

Superbe split, et en plus j’ai reçu le ptit slip qui va avec !! Si si, j’vous l’jure ! Un superbe package avec plein de coccinelles et de ptits insectes multicolores qui dessinent d’un côté une tête de mort et de l’autre un pentagramme, le tout sur fond blanc. Et tout ça, messieurs-dames, livré avec un miroitant slip coloré pour égayer vos nuits. Côté son, c’est vraiment pas mal non-plus - perso, j’ai une préférence pour le slip mais bon, chacun ses goûts. Ça sonne, ça rock, ça braille et ça murmure parfois aussi, avec quelques samples vraiment bien trouvés. ED WARNER’S CAGE ouvrent le bal avec deux morceaux magnifiques, entre rythmiques hardcore, sonorités rock endiablées et mélodies accrocheuses à coups de synthé sixties, quelque part entre ORCHID et SONG OF ZARATHUSTRA. Quant aux ROOKIE ROCK RADIO, c’est bien plus sombre : hurlements et complaintes, murmures tragiques, rythmiques emo et mélodies envoûtantes, à rapprocher un peu de groupes comme ENVY, bref que du bon. Un bon ptit disque qui a le mérite de sortir un peu des sentiers trop battus de cette "nouvelle" scène screamo. Ardennes j’y crois !

 

Contact : decauxgc@aol.com / nekromonkizz@hotmail.com

 

Web : www.edwarnerscage.fr.st / www.rookierockradio.fr.st

Par Yperitt zine - Publié dans : Chroniques
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Mardi 8 mars 2005

Interview d’ED WARNER’S CAGE !! Les faisans des Ardennes ont daigné répondre à mes modestes questions, soigneusement posées à coups de langue et de caresses bien placées ! Un groupe de talent, avec plein de projets… Du screamo, hardcore, un peu rocky dans sa tête et bien déjanté, avec plein d'amour dedans... Parce qu'ils le valent bien. Merci à eux!

D’abord je voudrais que vous vous présentiez ? Qui est qui, qui fait quoi, comment, pourquoi ? Votre parcours. Au début vous faisiez une sorte de stoner non ?

Darius R. Vladouvitchky : Salut, ED WARNER existe depuis à peu près deux ou trois ans et un an seulement sous sa formation actuelle. Pour rentrer dans les détails, nous cachons nos physiques ingrats et nos noms disgracieux derrière des pseudonymes de scène : Joseph P. Gombois est au chant la plupart du temps, aux claviers et à la batterie parfois. Il joue également dans ROOKIE ROCK RADIO, un groupe de potes de notre coin avec qui nous avons sorti un split 7’’. On l’appelle aussi « El Boyau » car il ne fait que subvenir à ses besoins vitaux : dormir, manger, chier et faire de la musique. Le batteur, c’est Austin-Esteban T. Ramirez, il chante et fait du clavier par moments aussi. Il a joué dans des groupes de pop et de heavy dans ses jeunes années, mais aucun n’a eu de succès avec les filles. Il a un projet electro : DAISYLLUSION qui a sorti un split-Cd chez 213 Records avec un groupe Russe dont je ne me souviens plus le nom. Nous avons beau lui dire que c’est très mauvais, il s’entête. Il met du taille 6 en chemise et ça a son importance. Ces deux là sont les plus talentueux d’entre nous, les seuls mélomanes du groupe… Pour le reste, nous sommes des laborieux de la musique ! Des parias… Heimrisch W. Vladouvitchky et Raoul M. Patoulatchy se partagent les guitares. L’un a fait du ska mais préfère ne pas en parler et l’autre joue aussi dans ROOKIE ROCK RADIO mais préfère ne pas en parler non plus… Heimrisch a opté pour la guitare et le rock pour les femmes : jusqu'à récemment ça avait été un échec mais il semblerait que la roue tourne ! Raoul est à l’heure en répet depuis qu’il a une femme dans sa vie. Il devrait grossir un peu, on ignore encore pourquoi il a choisi la guitare… Enfin, Je suis Darius T. Vladouvitchky, je fais de la basse par ce que c'est un instrument dont on peut se passer dans un groupe. Je jouais dans THE BETTER THOUGHTS TO COME (un split 7", un split 10" et une démo) avant que le groupe n’arrête. Mentalement, je pense être le seul mammifère valide dans ce groupe d’autistes. Notre parcours est classique avec des changements de musiciens et des revirements de style au gré des groupes qui nous ont marqué. C’est vrai que nous avons commencé en faisant quelque chose qui s’apparentait au Stoner / Core sous le nom d’ANIMAL PLAYERS. Nous avons sorti une démo devenue culte pour la vingtaine de personnes qui l’ont… Et puis la scène emo/screamo semblant plus plaire aux filles que le reste, dans un basique souci de transmission de patrimoine génétique, nous nous sommes tourné vers elle !

Heimrisch W. Vladouvitchky : Je n’ai rien à ajouter sinon que le fonctionnement de ED WARNER s’est beaucoup amélioré depuis que la formation existe sous ce format : plus de motivation et d’inspiration des protagonistes, un rapprochement géographique et l’arrêt de certains groupes ou activités ont permis une meilleure implication de tous. En ce qui concerne l’existence de notre précédente formation ANIMAL PLAYERS, il s’agissait au départ d’un projet mis en place par les frères Vladouvitchky sous forme d’un buzz de vacances avec des potes et qui a été plus loin qu’ils ne le pensaient. Le style n’était pas très défini… une fusion de divers horizons (Métal, Stoner, HxC…) : un Cd sorti en 2002… 3 concerts… mais surtout les bases humaines de Ed.

Le parcours de Ed est des plus banal, un groupe d’amis alcooliques et pétomanes + des galères de salle pour les répets + des concerts à droite à gauche avec plus ou moins de réussite + un split (CD et vinyl collector avec un slip autour) avec R.R.R en 2004 et le tour d’horizon est fait. De toute façon ce qui intéresse Ed dans le Rock & Roll c’est copuler mais il n'y arrive pas.

Je vous ai vus dernièrement avec les fous furieux suisses de LOST SPHERE PROJECT et vos compères de ROOKIE ROCK RADIO (une bonne petite tragédie sociale, soit dit en passant !) à la Guinguette (à Charleville, par chez vous). Et je dois dire que vous vous démarquez bien de cette nouvelle scène screamo bidon actuelle. Vous vous décririez comment ? Et vous pensez quoi de cette scène et de tous ces groupes qui se ressemblent ?

Darius : Oui, cette date était d’enfer ! Nous sommes humainement proches des gars de ces groupes. LOST SPHERE PROJECT nous ont invité en Suisse pour jouer tout un week-end et nous leur rendions la pareille. Ils ont sorti une compilation où figurait ANIMAL PLAYERS sur leur label, ils sont fans, c'est eux qui le disent… Et puis Diogo et Bruno avaient fait l'artwork du dernier split 7" de THE BETTER THOUGHTS TO COME. Bon, Charleville c’est pas Genève, mais ils ont adoré ce concert. Ces mecs sont d’ailleurs les pires poisseux qu’on connaisse... Le lendemain, ils sont tombés en panne d’essence à Rethel à 200m d’une station et ont du finir la tournée sans leur bassiste, qui s’est ouvert la main sur un tesson de bière lors d’une soirée trop éthylique. La Guinguette est un endroit insolite fréquenté par tous les traine-savates, les jeunes rebelles et les noctambules de Charleville, les chiottes c’est un vieux baraquement dehors, tu joues au dessus de la Meuse… Enfin, c’est les Ardennes !! Nous on vient de là mais les LOST SPHERE PROJECT ont été un peu… Comment dire… dépaysés ! Bruno a pas essayé de te taper avec sa basse au fait ? Pour en revenir à ta question, je ne sais pas si on se démarque de la scène screamo dont tu parles. On ne fait que remanier à notre sauce ce que d’autres ont fait avant nous, on n’invente rien ! Peut être qu’on mélange plus de choses… Je ne sais pas… On aime inclure des plans pop, très rock, math-rock ou chaotique dans nos chansons alors peut être qu’à la sortie, ça sonne différemment. Décrire sa musique est une chose délicate, on manque de recul la plupart du temps. On vient d‘horizons musicaux différents… ED WARNER a déjà beaucoup évolué depuis les titres du split 7’’. Nos morceaux se sont nuancés, allongés et ont pris du relief, le prochain disque devrait être différent. Je ne pense rien en particulier de cette scène. On aime beaucoup de groupes apparentés au mouvement screamo, les trucs plus Emo-Metal cliché nous plaisent moins sauf à Joseph et Alphonse qui kiffent la merde… Ha Ha ! Je sais pas… On est tous des inconditionnels de FUNERAL DINER, ou du ENVY de l’avant dernier album, on aime aussi des trucs plus poppy genre CLAIR DE LUNE ou JIMMY EAT WORLD, du rock à la TRAPDOOR FUCKING EXIT et du math rock à la REDNECK MANIFESTO… Enfin, tu vois cette scène est vaste, il y a du bon et du moins bon comme partout. La scène française est mortelle d'ailleurs… DAITRO, AMANDA, FLYING WORKER, MIHAI EDRISCH, TANG… Tu vois, ça, c’est une réponse politiquement très correcte ! De toute façon, MOTÖRHEAD et IRON MAIDEN restent les meilleurs groupes du monde, c’est une affaire classée ! Connais-tu le célèbre question qui demande "qui préfères-tu entre Lemmy ou Dieu ?" Il n'y a pas de bonne réponse car Lemmy est Dieu !!

Heimrisch : Je ne dirais pas que cette scène est bidon, aucune ne mérite ce titre d’ailleurs. Chacun trouve son bonheur musical où il peut. Personnellement, je ne ressens pas de démarquage particulier ni d’attraction exclusive vis à vis de cette scène ou d’une autre pour la simple et bonne raison que je m’en fous, j’aime certains trucs, d’autre moins, ça ne me donne pas la vérité absolue de jugement sur le sérieux d’un style. Ed (comme beaucoup de groupes) joue ce qui lui plaît, selon les coups de cœur et découvertes auditives du moment et surtout selon ses capacités techniques et s’inspire naturellement de groupes ou de « scènes » qui rappelleront tel ou tel groupe… Alors il se rapprochera forcément  d’une scène ou d’un style. Bien sûr on ne cachera pas qu’on se rapproche plus de la scène « screamo-emo-HxC-toutsequonveutdeviolent» que du chant traditionnel grégorien, qu’on écoute des groupes de ce style et que nos occaz de concert se font via cette scène alors finalement comme j’ai pas pour habitude de cracher dans la soupe je n’ai pas réellement d’opinion négative sur la question. C’est très difficile de porter un œil critique sur son style, quand on me pose la question je parle de Rock & Roll déglingué et burné du genre Carla Bruni avec des poils et des couilles ridées. A écouter les autres, on nous rapproche de ORCHID, SONG OF ZARASUSTRA le plus souvent.

Et de quoi parle ED WARNER au fait ? Et c’est quoi cette CAGE ? Il est enfermé ? ça vient d’où votre nom ?

Darius : De quoi parle Ed ? Si tu veux parler des textes… Hum, ça dépend qui les écrit ! Joseph habite à Boulzicourt et joue au foot dans l’équipe locale le dimanche. Il aurait pu jouer au C.S.S.A mais ça ne s’est pas fait. Ca le déprime beaucoup alors il écrit des trucs très cliché Emo, genre la vie est moche, c’est la complainte du nihiliste, sous mes pieds s’effondre le sol acide, le bonheur n'existe pas… !! Ha Ha !! Des trucs dans le genre. Heimisch écrit aussi parfois, mais lui c’est un associable de premier plan, alors il écrit des trucs plus misanthropiques, philosophiques… On comprend pas toujours bien tout ! J’écris parfois des textes sur des sujets variés, je sais pas… J’ai abordé la plastination qui m’intrigue et d’autres sujets comme la disparition d’êtres chers, les filles qui détournent leur regards quand tu les croisent dans la rue, les connards qui écrivent leurs noms sur les baleines échouées en Atlantique… Je suppose que les autres trouvent mes textes débiles aussi… Austin-Esteban a arrêté d'écrire sur notre demande expresse : il écrivait sur la relation entre les nudistes et les pingouins, les poulets qui sourient à la lune, les électrocutions… De toute façon, on passe tous notre temps à se marrer avec les paroles des autres, on s'autoparodie en répet ! On écrira jamais des trucs puissants comme AMANDA WOODWARD, autant le savoir au départ. Sinon, le nom vient du dessin animé « Olive et Tom » : Ed Warner est le gardien de la Muppet puis de la Toho et ensuite de la sélection Japonaise Junior. On l’adorait étant gamin, ce mec était gardien et il marquait des buts : il avait tout du héros ultime de dessin animé, comme je sais pas… Cobra ! On a hésité avec son  nom d’origine : Ken Wakashimazu mais pour des raisons d’ordre pratique, comme tu t’en doutes, on s’est arrêté sur Ed Warner. La Cage, ça vient du fait qu’il gardait les cages… Bon à expliquer, ça tue le mystère mais ça sonne pas trop mal !

Heimrisch : La Cage n’a aucune signification particulière. Quand on cherchait un nouveau nom pour le groupe en 2002/2003 (changement de style oblige ), la série Olive et Tom repassait sur la 5 le midi et Ed warner était tout simplement génial, son statut de méchant sorti de nulle part, l’anomalie du karatéka dans le football, la coiffure, le regard, son air mystérieux, sa place d’éternel second… Bref ce mec avait de la gueule et du charisme alors on a choisi de porter le même nom que lui, la cage (les buts de Ed) est arrivée ensuite mais finalement n’a pas vraiment d’incidence. Je suis assez d’accord avec Darius pour les textes, Ed aime à parler de tout et de rien, l’écriture est à tout le monde… Tendance constatation des travers du comportement humain pour certains, tendance délire mélancolico-dépréssif pour d’autres. Sauf que moi je ne porte pas de chaussure en titane pour marcher sur les sols acides et que j’ai pas de relations sexuelles avec des baleines !

En faite ED c'est un peu le gardiens des Ardennes quoi!... J’ai vécu deux ans en Suisse et j’ai vu que vous êtes aussi allés jouer là-bas pour quelques dates. Vous en avez pensé quoi ? Vous aviez des préjugés qui débordaient de tous les côtés de votre tête ? Qu’est-ce que vous avez gardé comme images de cette petite virée ?

Darius : Ce trip en Suisse était mortel… On a joué avec LOST SPHERE PROJECT, SHYING AWAY FROM TRUTH  et IMPURE WILHELMINA à L’Usine de Genève… L’Usine est une salle de spectacles à part entière où des petits groupes amateurs comme le nôtre peuvent jouer et pas forcément en première partie d’un gros truc US comme souvent. C’est appréciable... Le lieu est excellent ! On nous a dit que c’était subventionné ! On nous a logé, nourri, défrayé comme des princes… Voilà ce qui nous en reste ! On a traîné avec les LOST SPHERE PROJECT dans Genève mais pas assez pour avoir une opinion. Bien sûr, on a croisé les clichés de la vie en Suisse comme le quartier des horlogers, les blondes dans des coupés BMW… Joseph a pas vraiment eu le temps de lui glisser son numéro de portable ! C’est l’image qu’on s’en fait en France, nous aussi on avait cette idée là. Le lendemain on est allés jouer dans un squat à 200 kms, en Suisse Allemande, un endroit autogéré, où l’électricité sautait souvent et sans chauffage au mois de décembre. C’était très différent du confort de la veille tu t’en doutes mais c’était aussi bien. Les gens nous ont très bien accueilli, les groupes qui ont joué avec nous ont tout de suite voulu sympathiser et discuter. On a pas touché un caillou, on a eu froid et on est rentrés chez nous dans la nuit ! Pourtant on a pris notre pied à jouer ce soir là. Tu vois, on a connu les deux extrêmes en deux jours mais on peut pas te dire qu’on en a préféré un ! On gardera un souvenir ému de ce week-end. On devait y retourner il y a quelques semaines mais on a finalement pas pu… Je suppose qu’on idéalise toujours un endroit dans lequel on ne vit pas tous les jours, on pense toujours que c’est mieux ailleurs ! Sinon, on adore l’accent Suisse et le Marbré Jurassien !

Heimrisch : Evidemment, quand tu vas en Suisse t’as des préjugés qui ne sont pas tous faux (ou bien, pognons, blondasse, etc…). L’expérience fut extraordinaire pour ma part (sans exagérer) l’aspect humain très fort au sein du groupe et même vis à vis du public et des autres groupes, l’organisation au top, notre prestation pas encore trop pourrie et les retours plutôt positifs. Les images qu'il me reste c’est surtout celle d’une magnifique petite brune qui traînait dans les « loges » à Genève et pour laquelle mon cœur saigne encore (incroyablement adorables ces Suissesses), une chouette expérience et une profonde sympathie pour les LOST SPHERE et les Suisses en général. C’est le genre de truc qui vous fait adorer un pays.

Parlons d'autre chose. Le split avec les ROOKIE ROCK RADIO est vraiment bien. Je devrais d'ailleurs en faire une chronique prochainement. Mais le futur d’ED WARNER c’est quoi ? Vous avez d’autres projets en route ? D’autres splits ? D’autres groupes à côté ? Une tournée en vue ?

Darius : Merci pour le compliment, c’est toujours bon à prendre ! Dans l’immédiat, on a les titres pour un maxi de 6 ou 7 morceaux qui va s’appeler « Let us be fashion… Let us be Rotten » ! Je reste un farouche ennemi de la télé-réalité. Il devrait y avoir les morceaux qu’on joue en concert, une acoustique et une instrumentale. On a pas d’idées fixes encore mais on a les morceaux. On espère enregistrer au printemps. Si on va pas en prison avec les violations de droits à l’image de la pochette, on pourra peut être réaliser d’autres projets. On a en tête un « split series » de 3 disques : un avec LOST SPHERE PROJECT avec de nouveaux morceaux et une reprise l’un de l’autre, un avec LE MASSACRE DU CLIENT DE 15 HEURES de Belfort qui fait dans le post-punk très personnel, et peut être un avec TANG mais ce projet date de longue date, je ne sais pas s'il se réalisera un jour ! On arrive déjà pas à jouer ensemble… On pourrait sortir ça en co-prod entre notre petit label : ESB Records et ceux que ça intéresserait. Au niveau des dates, on joue avec AN ALBATROSS cette semaine à Lille, puis avec THE DILLINGER ESCAPE PLAN et BLOCKHEADS à Reims en mars et avec FUNERAL DINER en juin. Ce sont des groupes qu'on adore… On a beaucoup de chance de réussir à s'incruster sur ce genre de dates. Depuis le début de ED WARNER, on a pas énormément joué mais on a souvent incrusté des dates classes : YAGE, ROBOKOP KRAUS ou STOP IT ! Par contre, on ne réussira sûrement jamais à tourner ! On travaille tous et le groupe doit passer après alors libérer une semaine ou plus en même temps… Et puis, nous ne sommes pas prêts je pense ! Pour les à côtés, Alphonse fait DAISYLLUSION et bidouille des trucs chez lui, Joseph et Raoul sont donc dans ROOKIE ROCK RADIO, Joseph tourne des courts-métrages que personne ne regarde à part nous et j'ai repris un groupe avec les anciens THE BETTER THOUGHTS TO COME qui s'appelle ICARE n-1.

Heimrisch : Des projets, ED en a pas mal… Il compose beaucoup depuis quelques temps. En ce moment il travaille sur la réincorporation du clavier, qui manque depuis le départ de Jud, (on a grillé un autre clavier entre temps) et à la mise en place de samples, mais c’est des tests pour l’instant. L’enregistrement d’une dizaine de morceaux devrait se faire avant l’été pour les sortir ensuite selon les possibilités (CD, split, etc...) et les financements. En fait Ed ne pense pas pouvoir enregistrer tout ce qu’il a dans sa boîte à musique et il souhaite d’abord se débarrasser de certains vieux morceaux - Unruffled Buddah - par exemple…

Ok les fous. Merci pour cette suprême interview, le mot de la fin est pour vous. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez...

Heimrisch : J’aime beaucoup cette interview, ça permet de faire un petit bilan sur le chemin parcouru et un point sur le futur, merci. Merci de tout cœur mamie – Bisous tati.

Darius : Oui, on va te remercier pour ton intérêt et pour cette interview, dire aux gens de passer nous voir en concert si on traîne dans leur coin et de continuer à soutenir les groupes des scènes D.I.Y, rock ou autres, les fanzines papiers, les webzines et d'arrêter de regarder la télé… ED a perdu son 6ème membre récemment… On lui dédie tout ce qui arrivera de bon à ce groupe qui, sans elle, n'aurait jamais existé… Merci mamie...

ED WARNER’S CAGE sur le web : www.edwarnerscage.fr.st . Pour les dernières news sur le groupe, et voir leurs jolies frimousses en téléchargeant du son!

Par Yperitt zine - Publié dans : Interviews
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Vendredi 4 mars 2005

TTC : « Bâtards sensibles » / Big Dada : 2004

Touche Toi la Chatte, Tous des Trous du Cul, Tas de Tapettes Culbutables… Ce qu’il y a de marrant avec ces sigles, c’est qu’on peut y passer des heures pour  trouver une signification plausible. Pour ces Bâtards sensibles, je pencherais plutôt pour Tais Toi Connasse : hybride de hip-hop et de musique électronique qui te rappellera la belle époque où tu jouais encore à Super Mario sur ta petite console de poche et que t’étais obligé de mettre des écouteurs parce que ça agaçait ta mère ! Bref, que du bonheur, vraiment ! Les textes te dilatent les lèvres tellement t’as envie de sourire, les beats te déboîtent le crâne tellement t’as envie de rigoler, et ça débite vitesse grand V. Les textes fusent et frisent le 36ème degré. Les femmes en prennent plein la gueule, mais c’est si bien fait que même elles, elles en redemanderaient ! On parle de mestruations, de salopes, « Meufs, Biatch, Baise… », l’alcool et les jolies japonaises, entre autres… Après le premier album « Ceci n’est pas un disque » sorti en 2002, les TTC frappent un grand coup dans la mare, comme on dit. Ça fait plaisir. A signaler au passage un featuring avec le grand maître Américain : Busdriver himself.

 

Web : www.batards-sensibles.com

Par Yperitt zine - Publié dans : Chroniques
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Vendredi 4 mars 2005

LOST SPHERE PROJECT : « Prelude » / PTR : 2004

C’est d’la bombe bébé ! Une bonne ptite baffe dans ta gueule avec ce premier essai des Genevois de LOST SPHERE PROJECT. 3 titres studio et 2 titres live de bonne facture. Des titres courts et variés qui tiennent la route : du bon chaos pour tes oreilles. Droit dans la lignée de leurs prédécesseurs, on y trouvera des petits relents de KNUT, SHORA, une ptite pincée de DILLINGER ESCAPE PLAN par ci par là. Mais on ressent bien une personnalité qui leur est propre. Les morceaux présents sur la galette sont malheureusement déjà un peu dépassés mais leur set actuel est bien plus que prometteur. Un excellent groupe de scène à découvrir absolument s’ils passent par chez vous ! Vus actuellement en première partie des américains de BREATHER RESIST, séance de maltraitance live !! L’Amérique peut aller se coucher…

 

Contact : chaos@rootscore.org

Web : www.rootscore.org/lsp

 

En attendant l'interview...

Par Yperitt zine - Publié dans : Chroniques
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